Mercredi 4 avril 2007
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Alors que plus de 40% des Français ne savent pas encore pour qui ils vont voter, quun jeune sur deux ne le sait pas (alors que 85% dentre eux sont sûrs de se déplacer aux urnes), on comprend immédiatement l'intérêt d'organiser un grand débat entre candidat sur Internet avant le premier tour, comme François Bayrou la proposé mardi ? "Le débat, c'est un droit des citoyens. Et manquer à ce droit, à mon sens, c'est manquer à une obligation à laquelle tous les candidats devraient se soumettre"Selon un récent sondage Opinion Way/JDD, 80% des sondés souhaitent lorganisation dun débat télévisé avant le premier tour. Un quart affirment même quun tel débat influerait beaucoup sur leur vote.
On comprend mieux alors le rapide refus de Nicolas Sarkozy, le seul, de participer à un tel débat. Un débat sur Internet permet bien sûr de contourner les règles imposées par le CSA, le web étant au-delà de telle réglementation. Mais il permet surtout de confronter les candidats aux attentes des Français, dont plus de la moitié sont aujourdhui connectés en haut débit. François Bayrou a proposé que « tous les blogueurs d'Internet, tous ceux qui ont des sites se regroupent pour organiser un débat entre lui, la candidate du PS et ceux de lUMP et du FN. Pour lui, il est « impossible, inimaginable d'avoir un débat dont Nicolas Sarkozy serait absent. je ne comprend pas que lon refuse le débat... Les Français attendent qu'il y ait une confrontation entre ces visions. On aurait dû leur offrir un débat », sen remettant à la « la pression des électeurs et des citoyens » pour « lui montrer qu'il se trompe ».
Un débat en ligne avant le premier tour répondrait aux attentes des électeurs, motivés mais indécis. Le proposer sinscrit dans la logique de la campagne de proximité, au contact et à lécoute des Français, que mène François Bayrou. À linverse, cest de meeting en réunion de QG de campagne que se mène celle du candidat de lUMP, à labri dun sérail de convaincus voire de serviles, loin du terrain, loin des banlieues, loin des gens, au point que même un déplacement de deux jours en Bretagne se métamorphose en deux après-midi avec retour en avion le soir sur Paris et le lendemain. Refuser le débat, refuser lincertitude du débat, refuser la rencontre de lautre, vouloir tout contrôler est le symptôme dune crainte d'autrui, d'un refus d'écouter, hormis des convaincus. Qui a peur de débattre, sinon le candidat de l'UMP, et surtout pourquoi ?
Par UDF Vincennes
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Publié dans : udf.vincennes
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